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 Sujet du message: Le Strategikon Traduction de Geta: Livre III
Nouveau messagePublié: 08 Sep 2008, 07:47 
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Livre III

Les formations de tagma

I) les symboles employés dans l’illustration des formations de tagma.

L’étendard.

Le commandant de la tagma.

Trompette.

Le porteur de cape.

Hekatontarch (ou ilarch)

Dekarch avec lance et bouclier.

Pentarch avec lance et bouclier.

Troisième de colonne avec arc mais sans bouclier.

Quatrième de colonne, arrière garde avec arc et bouclier.

Cinquième de colonne avec arc mais sans bouclier.

Cavalier ou soldat avec n’importe quelle arme qu’il sache manier.


II) Formation d’une tagma forte de 310 hommes.

Voici le schéma de la tagma lorsqu’elle a été disposée pour la bataille et qu’elle entame sa marche vers l’ennemi. Elle doit absolument marcher en ordre ouvert afin que les cavaliers ne se gênent pas les uns les autres et ne se fatiguent pas avant le combat. Ils doivent se tenir suffisamment éloigné les uns des autres de sorte que chaque cavalier puisse à tout moment faire une volte. L’ordre correspondant est « Ouvrez les rangs. Marche » [ Largiter ambula]. Puis les soldats chevauchent avec aisance contre l’ennemi dans la formation illustrée sur le schéma.

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III) Schéma de la même tagma avec ses flancs en ordre serré.

Lorsque l’ennemi est à une distance d’un mile, la décision de resserrer par les flancs doit être prise, l’ordre est : « Par le flanc, Serrez. » [Ad latus stringe]. Les colonnes de cavaliers, tout en continuant leur avance sur l’ennemi se resserrent les unes les autres comme sur le schéma.

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IV) Schéma de la même tagma avec les deux flancs et l’arrière en ordre serré.

Lorsque notre ligne est à trois ou quatre flèches de celle de l’ennemi (selon les circonstances), la décision de resserrer les rangs par les flancs et l’arrière doit être prise, l’ordre est : « Serrez les rangs » [junge]. Les rangs se serrent alors progressivement tout en continuant d’avancer. Les archers commencent à tirer et toute la ligne en ordre serré débute la charge, comme le présente le schéma.

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V) méthode de manœuvre de la tagma.

Lorsque le bandon a été aligné en bon ordre, le héraut donne les ordres suivant : « Silence, ne reculez pas. Ne dépassez pas l’étendard. Marchez au rythme du premier rang. Gardez les yeux sur l’étendard. Suis le avec ta compagnie, soldat. C’est ainsi qu’agit le soldat valeureux. Si vous abandonnez l’étendard, vous ne serez pas victorieux. Soldat, tient la position qui t’a été confiée. Vexilarius, tient ta position. Que vous combattiez, que vous poursuiviez l’ennemi ou que vous soyez au premier rang, ne chargez pas avec impétuosité ou les rangs seront brisés ».
[Silentium, nemo demittat, nemo antecedat bandum. Sic venias vero aequalis facies. Bandum capta, ipso seque cum bando milix. Talis est comodum miles barbati. Si vero bandum demittes es modo non vero vices. Serva milix ordinem positum, ipsum serve et tu bandifer. Sive pugnas sive seques inimicum sive aequalis facies, non forte minare ut ne sparges tu suum ordinem.]. Une tagma doit être manoeuvrée comme suit. Au signal donné, les soldats doivent soit faire halte en se mettant au garde à vous, soit se mettre en marche et avancer. Si le commandant veut que les troupes avancent, il doit crier : « Marche » [move], l’équivalent de « Kineson » en grec. Ce signal peut aussi être donné par la trompette ou par un signe de la banderole sur la lance. Alors la tagma avance. Si le commandant veut qu’elles s’arrêtent, il crie l’ordre : « Halte » [State] ou il donne le signal en faisant claquer le bouclier ou encore par un mouvement de la main ou au son de la trompette. Alors la tagma s’arrête.

Dans le cas où il veut d’abord les faire marcher en ordre ouvert, l’ordre est « En ligne. Marche » [equaliter ambula]. Pour serrer les rangs depuis les flancs et l’arrière avec la plus grande précision, comme l’illustre le schéma, l’ordre est « Serrez par le flanc » [Ad latus stringe] ; les dekarchs : « par les dekarchs » [ad decarchas] ; les pentarchs : « Par les pentarchs » [ad pentarchas]. Alors toutes les troupes de tout côté se serrent les unes aux autres, pas depuis un seul flanc, mais de toute part vers le centre, c'est-à-dire vers le porte étendard. Cette manœuvre peut aussi être mise en place par les meros, de cette façon, les rangs peuvent se serrer rapidement et en bon ordre. Au moment précis où les dekarchs s’alignent, les tetarchs c'est-à-dire ceux qui ferment la ligne doivent s’aligner. S’ils ferment correctement les rangs, ils empêchent les troupes situées devant eux d’abandonner leur position et de s’enfuir.

A l’ordre « Serrez les rangs » [junge], les soldats se resserrent depuis l’arrière pour la charge. Lorsque les troupes marchent en formation serrée, et plus particulièrement après que les soldats se sont resserrés depuis les flancs, les archers tirent et l’ordre « Chargez » [percute] est donné. Alors les dekarchs et les pentarchs s’inclinent vers l’avant, recouvrent leur tête ainsi qu’une partie de l’encolure du cheval avec le bouclier et portent leur lance haute à l’épaule comme le font les races aux cheveux blonds. Protégés par leurs boucliers, ils chevauchent en bon ordre, pas trop rapidement, au trot, pour éviter que dans l’impétuosité de leur charge ils ne brisent les rangs avant d’entrer au contact de l’ennemi, ce qui est un risque réel. Tous les archers à l’arrière doivent tirer. En poursuivant l’ennemi ils doivent parfois charger en ordre ouvert et parfois ensemble en ordre fermé. En ordre ouvert, l’ordre est « Chargez au galop » [note : cursu mina]. A cette vitesse ils doivent chevaucher sur une distance d’un mile. En ordre fermé, l’ordre est « Suivez en ordre » [note : Cum ordine seque]. Alors ils donnent la chasse en rangs serrés.
Pour se replier un peu et faire volte face lorsque le commandant veut le faire en ordre ouvert, l’ordre donné est « Rompez » [Cede]. Au galop, les troupes se replient à une ou deux distance de flèche du côté des hommes en ordre serré. Le commandant crie à nouveau « Tournez et menacez » [torna mina]. Alors, les troupes se retournent brusquement comme pour faire face à l’ennemi. Elles doivent pratiquer cette manœuvre fréquemment, en chargeant non seulement droit devant, mais aussi sur la droite et la gauche de l’ennemi et comme si elles se dirigeaient vers la seconde ligne. Dans les intervalles de la seconde ligne et parfois dans l’espace qui sépare les deux lignes, les troupes doivent se regrouper en formation irrégulière et charger ensemble l’ennemi. Les lances doivent être portées hautes pendant les manœuvres et non en bas sur le côté ceci afin de ne pas entraver les s mouvements des chevaux.

Pour faire tourner le front vers la gauche ou la droite de façon ordonnée, il faut une nécessaire manœuvre de ceux qui débordent le flanc. Le premier ordre est « A gauche, tournez le front » [depone senestra]. Pour la droite, l’ordre est « A droite tournez le front » [depone dextra]. Et le front se déplace. Si un seul bandon est concerné, alors ce bandon change de front. Mais s’ils sont plusieurs, alors le premier tourne sur lui-même et les autres s’adaptent à ses mouvements.

L’unité peut se retrouver face à l’arrière soit que les hommes soient restés à leur position, soit qu’on leur a fait tourner le front. Si un petit groupe d’ennemi attaque l’arrière, l’ordre donné est « Demi-tour » [transforma]. En restant sur place, chaque soldat se tourne vers l’arrière, seuls les étendards et les officiers se déplacent vers l’arrière du nouveau front. Si un groupe ennemi conséquent apparaît à l’arrière, l’ordre est « changez de place » [transmuta]. Alors l’unité marche à son encontre par bandons.

Manœuvrer la tagma ne doit pas se limiter aux seules formations en ligne présentées dans le schéma qui s’appliquent seulement à la charge principale. Des formations irrégulières doivent aussi être pratiquées, marcher droit devant puis en divers mouvements circulaires, retraiter dans un premier temps puis effectuer une conversion, porter des attaques surprises contre l’ennemi et enfin apporter un prompt soutien aux unités en difficulté. Si les tagmas acquièrent quelques compétences dans l’exécution de ces manœuvres, elles seront alors préparées à opérer en ordre serré et ouvert et à se former pour parer à toutes les éventualités. Quand de telles manœuvres ont été correctement exécutées, elles deviennent toutes ou presque familières aux soldats, et ces neuf manœuvres préparent les tagmas à parer tout imprévu, qu’elles soient détachées pour combattre en ordre ouvert, en ordre serré, comme gardes du flanc ou pour déborder le flanc, elles seront devenues accoutumées à toutes ces formations. De même, il est évidement essentiel que les tagmas sachent s’aligner et coopérer les unes avec les autres, comme sur la ligne de bataille régulière, mais de façon à ne pas divulguer toutes nos formations à l’ennemi. Hormis pour la véritable bataille, l’armée ne doit jamais s’aligner en formation de combat complète, c'est-à-dire que lors de l’entraînement, l’armée ne doit pas être formée en une première et seconde ligne, avec les gardes de flanc et ceux qui débordent le flanc, avec les troupes qui chevauchent en formation régulière ou en embuscade. Ces dispositions relèvent davantage de la stratégie que des tactiques et elles ne devraient pas être connues avant l’heure pendant l’exercice, mais choisies au moment où l’on rencontre un besoin spécifique.

Que l’on manœuvre un bandon, un moira, un meros ou la ligne de bataille entière, il doit être divisé en trois parties. Si c’est un seul bandon qui est manœuvré, la majeure partie des hommes doivent être formés en ordre ouvert. Sur la même ligne qu’eux, une colonne de 10 cavaliers doit être disposée sur chacun des deux flancs en ordre fermé. Une dizaine de soldats doit prendre position sur le front opposé pour représenter l’ennemi afin que nos hommes puissent donner l’impression de diriger leur charge contre eux. Lorsque la progression commence, les troupes en ordre ouvert se séparent des deux colonnes en ordre serré et s’avancent rapidement comme si elles allaient combattre. Après avoir chevauché vers l’avant sans arrêts pendant un mile ou deux, elles font demi-tour et parcourent la moitié de cette distance, font trois ou quatre charges sur la droite et sur la gauche et se replient à nouveau. Après ça, elles galopent vers leur position d’origine entre les deux colonnes en rangs serrés et ensembles elles avancent comme si elles allaient affronter un poursuivant ennemi. Le même type d’exercice peut être pratiqué par les moiras. Certains de ses bandons doivent se former en ordre ouvert, d’autres en ordre serré. Puis ils doivent échanger les rôles, ceux qui étaient en ordre ouvert adoptent l’ordre serré et ceux qui étaient en ordre serré adoptent l’ordre ouvert, afin que chacun d’eux soit prêt quelle que soit le poste qui leur sera confié. Les mêmes principes s’appliquent aussi bien à la manœuvre d’un meros qu’a celle des premières et secondes lignes de bataille. Quand plusieurs bandons de troupes en ordre ouvert répartis en deux commandement opposés pratiquent des encerclements, avec un groupe qui attaque vers l’extérieur et l’autre verts l’intérieur, des soins particuliers doivent être prit afin d’éviter les collisions entre cavaliers.

Ceux qui débordent le flanc et les gardes de flanc qui chevauchent parmi ces groupes irréguliers doivent être entraînés séparément. Lorsque les lignes ennemies déployées sont plus longues que les nôtres, ils doivent maintenir la ligne unie et la protéger des manœuvres d’enveloppements de l’ennemi. Ils doivent être entraînés aux manœuvres d’encerclement et d’enveloppement, opportunes, contre les lignes ennemies plus courtes ou égales aux nôtres.

Quelques cavaliers c'est-à-dire un ou deux bandons doivent s’aligner face à eux sur une ligne comme s’ils étaient l’ennemi, de sorte que ceux qui débordent le flanc suivant la longueur de leur ligne puisse d’abord les déborder puis que les groupes irréguliers dissimulés parmi eux puissent à leur tour soudainement charger et fondre sur les rangs arrières de l’ennemi.

Ces manœuvres sont simples et peuvent facilement être mises en pratique par une ou plusieurs tagmas réunies sans révéler notre ordre de bataille à l’ennemi. Les autres manœuvres décrites plus bas ne sont pas essentielles. Ces exercices doivent être mis par écrit et donnés aux merarchs et moirarchs. Ils doivent être non seulement pratiqués sur terrain plat mais aussi sur terrain difficile, en zone montagneuse et escarpée. De même il est bon de s’exercer et pratiquer par temps chaud. Personne ne sait ce qui adviendra.

VI) Formation de la meros. Explication des symboles illustrant la formation de la meros et de son personnel.

Le merarch

Le moirarch

Bandon en ordre ouvert

Bandon en ordre serré

Page des Foederati quand ils sont appelés.

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VII) Explication des symboles illustrant la formation de la première et seconde ligne.



Le lieutenant général.

Le corps médical.

Les gardes du flanc.

Ceux qui débordent le flanc.

Homme d’arme des Optimates.

La réserve de chevaux (si présente).

Le train (si présent).

Bandon préposé à la garde su train (si présent).

Taxiarch des optimates.

Le général.

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VIII) Formation de la ligne de bataille entière lorsque le train est présent.


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S’il arrivait que l’armée ait des effectifs supérieurs à 15000 mille hommes, ils est acceptable et même recommandé d’organiser la seconde ligne en quatre divisions avec trois intervalles entre elles, comme présenté sur le schéma, de sorte que chacune des meros de la première ligne dispose de son propre espace. Si les effectifs de l’armée sont moyens, c'est-à-dire entre 5 ou 6 mille et 15000 hommes, alors la seconde ligne doit compter deux divisions et un espace libre entre elles conformément au schéma suivant qui présente une meros seule. Si l’armée est plus petite, elle compte 5000 hommes ou moins, alors une seule meros forme la seconde ligne. Les espaces libres entre les meros de la seconde ligne doivent être proportionnés au nombre d’unités alignées en première ligne, de sorte que chaque espace représente un quart de la largeur du front. Ainsi, si les meros de la première ligne présentent un front de 600 cavaliers de long, les espaces libre en seconde ligne doivent couvrir une largeur de 150 cavaliers chacun. Comme nous l’avons mentionné ci-dessus, la profondeur des tagmas positionnées dans les espaces libre doit en général être de 4 rangs afin qu’en cas de nécessité, elles puissent aussi engager une action offensive. Mais si l’armée dispose d’effectifs moyens, elles ne combattent pas, se contentant de protéger et maintenir intact la seconde ligne.


IX) Un seul meros.

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Exemple d’un meros unique aligné comme précédemment décrit. Si ce meros devait être repoussé, il se réfugierait près de la seconde ligne. Lorsqu’il décroche, il prend place au milieu de la seconde ligne, le porte étendard de la tagma ou son commandant donnant l’ordre : « Laissez entrer » [ Suscipe].


VIII) Formation d’une armée aux effectifs moyens.

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Ce plan, avec une seconde ligne composée d’une seule meros est approprié lorsque l’armée a des effectifs moyens, c'est-à-dire de 2 à 6 ou 5 mille hommes et moins. En cas d’urgence, la première ligne doit galoper à l’arrière ou sur les flancs de la seconde ligne, mais elle ne doit pas se placer devant elle. Si l’armée est composée de 5 à 10 ou 12 hommes, la seconde ligne doit être répartie en deux divisions avec une espace libre entre elle, comme précédemment décrit dans le schéma d’une meros unique, et si la première ligne est repoussée, elle peut y trouver refuge. Lorsqu’il faut s’occuper de 15000 ou 20000 hommes ou plus, la seconde ligne doit se composer de 4 divisions avec trois espaces libres, comme expliqué dans le chapitre afférant à cet effectif. Cette disposition de ligne est essentielle quand l’armée est exceptionnellement grande.
Disposition des gardes du flanc et de ceux qui débordent le flanc lorsque la ligne de bataille ennemie est plus grande que la notre.

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IX) Instructions générales.

Lorsque les forces romaines ont été organisé et entraîné, d’abord tagma par tagma puis par meros, les officiers de chaque meros doivent être réunis et les instructions basiques suivantes leurs être données par écrit.

Si les lapins ou autres petits animaux quand ils sont poursuivis et traqués ne s’abandonnent pas complètement au sauve qui peut mais regardent derrière eux pour observer avec quelle vigueur leurs poursuivants les chassent et régulent leur course en conséquence, alors les hommes qui possèdent l’intelligence et se battent pour d’autres causes doivent être d’autant plus prudent dans leur poursuites et retraites pendant la bataille. De même que l’eau qui s’écoule tantôt vers l’arrière et tantôt vers l’avant, les soldats ne doivent pas à chaque petite progression de l’ennemi ou d’eux même perdre tout contrôle et prendre des risques inutiles. Au contraire, il doivent rester inébranlables et d’évertuer à employer tous les moyens propres à défaire l’ennemi. Si repousser l’ennemi sur une courte distance et le laisser filer n’est pas une victoire décisive, se replier un peu puis reprendre pied n’est pas une défaite non plus. Mais c’est seulement lorsque la guerre est finie que victoires et défaites peuvent être appréciées, et l’on doit continuer de combattre jusqu’à ce que ce but soit atteint. Pour être certain que les officiers qui contribuent à l’exécution des manœuvres comprennent les principes des formations décrites ci-dessus, après l’entraînement individuel des unités, la ligne de bataille entière doit être formée une ou deux fois et les principes concrètement illustrés par les manœuvres même.


X) Instructions pour les troupes de première ligne.

L’ordre doit être donné aux officiers de la première ligne (ou ligne de combat) de conformer leur déplacements à ceux du meros du centre, où le lieutenant général est habituellement posté. Les meros doivent rester côte à côte et charger en même temps. Si l’ennemi est repoussé par la charge, alors les troupes d’assaut doivent rapidement le prendre en chasse, et continuer leur poursuite droit vers le camp ennemi. Les défenseurs doivent suivre sans hésitation en maintenant la formation. Puis, si l’ennemi fait brusquement demi-tour et que les troupes d’assaut ne peuvent faire face à l’engagement au corps à corps, elles peuvent trouver refuge auprès des défenseurs et s’y rassembler. S’il advenait pendant la bataille qu’un ou l’ensemble des meros soient repoussés, ils doivent alors faire comme s’ils retraitaient et à une ou deux distance de flèche de la seconde ligne, l’ordre approprié doit être donné. Ils doivent à nouveau faire demi-tour face à l’ennemi. Ils sont alors en mesure de forcer l’ennemi à prendre la fuite, si tel n’est pas le cas, ils doivent se retirer un peu et faire à nouveau volte face. Et si après une ou deux tentatives infructueuses, ils ne parviennent pas à repousser l’ennemi, alors, la seconde ligne doit monter au front, la première trouvant refuge derrière elle en passant par les espaces libres. Et, dans la zone entre la seconde et la troisième ligne, la première doit se reformer et, en formation irrégulière, elle doit avec la seconde ligne attaquer l’ennemi. Si l’ennemi fuit, les lignes doivent le poursuivre avec opiniâtreté.


XI) Instructions pour les gardes du flanc.

Si le flanc ennemi s’étend au-delà du notre, l’ordre doit être donné aux gardes du flanc de faire tout leur possible en se plaçant sur le flanc du côté du bouclier pour l’étendre autant que celui de l’ennemi afin de prévenir tout enveloppement du meros. Mais si le flanc ennemi est plus court, les gardes du flanc doivent, juste avant que le signal de la charge soit donné, avancer précipitamment en formation de croissant pour l’envelopper avant que le meros ait lancé son attaque. Si les lignes sont de longueur égale, les gardes du flanc doivent garder leur position en ordre serré et se joindre à la charge du meros.


XII) Instructions pour ceux qui débordent le flanc.

Jusqu’à ce que l’ennemi soit à une distance de 2 ou trois flèches de notre ligne de bataille, l’ordre doit être donné à ceux qui débordent le flanc de suivre de près l’aile droite en restant cachés derrière elle. Une tagma avec ses dekarchs et pentarchs doit être placée au premier rang, une profondeur de 5 hommes est suffisante s’il s’agit de bonnes troupes. L’autre tagma doit être postée de façon irrégulière derrière la première. Les étendards placés en tête ne doivent pas être brandis mais tenus abaissés jusqu’au dernier moment afin de ne pas être vu et reconnu par l’ennemi. Si le flanc ennemi s’étend au-delà du notre, ils doivent d’abord prendre position sur le flanc du côté de la lance pendant que le meros à droite desserre un peu ses rangs, puis, ils étendent leurs rangs sur une distance d’une portée de flèche jusqu’à ce qu’ils dépassent l’aile ennemie. Pendant qu’ils tournent et l’encerclent, l’ordre « Fondez » [Exi] est donné et les droungos dissimulés à l’arrière jusqu’alors chargent soudainement avec force et rapidité. Si l’ennemi prend la fuite, ils ne doivent pas le poursuivre, mais se joindre à l’autre tagma et immédiatement attaquer par l’arrière les troupes ennemies n’ayant pas fuit.

Mais si la ligne ennemie est plus courte que la notre, ceux qui débordent le flanc doivent immédiatement quitter le meros et envelopper l’ennemi en formation croissant. Si les lignes sont d’égale longueur, ils doivent ouvrir un peu leurs rangs pour déborder l’aile ennemie puis charger. Maintenant, s’il arrivait que l’ennemi étende ses rangs de la même façon, alors ceux qui débordent le flanc doivent immédiatement lancer la charge contre l’ennemi pendant qu’il est en plein mouvement. En contournant le flanc, l’ennemi exposera nécessairement sa droite et leur formation sera perdue. Ceux qui débordent le flanc doivent régler leur mouvement d’encerclement pour n’être ni trop lent ni trop en avance car de son côté, le commandant de tout le meros doit faire coïncider le moment de l’assaut avec l’attaque de ceux qui débordent le flanc afin de profiter de la confusion provoquée dans les rangs ennemis. S’il peut le faire, l’objectif du commandant doit être de déborder le meros ennemi, sinon, il doit au moins tâcher, par l’extension de la ligne, d’atteindre la même longueur que celle de l’ennemi. Si la ligne ennemie est plus grande que la nôtre, alors le commandant doit permettre à ceux qui débordent le flanc d’accomplir librement leur devoir. Il est à noter que ceux qui débordent le flanc sont indispensables car comme nous l’avons dit, ils peuvent effectuer des attaques surprises en toute impunité, même en terrain découvert.


XIII) Instructions aux troupes de la seconde ligne.


L’ordre doit être donné à la seconde ligne de suivre et de conformer ses déplacements à ceux de l’unité du centre dans laquelle se tient normalement le général. Au moment où la première ligne entre au contact avec l’ennemi, la seconde doit se trouver à 3 ou 4 distances de flèche derrière elle. Si l’ennemi tourne les talons, elle doit sans hésitation suivre la première ligne en soutien et maintenir sa formation en rangs serrés. Si notre première ligne est défaite, les unités refoulées sont autorisées à passer au travers des tagmas de la troisième ligne pour retrouver une zone sécurisée. La seconde ligne doit avec les troupes de première ligne, continuer d’avancer en bon ordre contre l’ennemi et ne doit pas briser sa formation jusqu’à la fin de la bataille et le retour au camp. Les soldats doivent toujours maintenir leur formation et ne pas se désordonner en poursuivant l’ennemi.

A présent, si l’issue de la bataille est incertaine en ce qui concerne la première ligne, qu’un parti prend l’avantage puis l’autre, la seconde ligne doit attendre et voir comment les choses tournent en poussant deux ou trois hourras pour encourager nos troupes et décourager l’ennemi. Ils doivent faire très attention à ne pas engager l’action trop prématurément ou à se trouver trop proche de la première ligne car ceci provoquerait de la confusion et une défaite stupide.

S’il devait arriver que la seconde ligne soit brisée, elle doit retraiter jusqu’à l’arrière garde ou troisième ligne et se remettre en rang. Et que se passe-t-il s’ils apprennent que des troupes ennemies attaquent à l’arrière ? S’il ne s’agit que d’un petit détachement, les troupes de la troisième ligne doivent être capables de s’en occuper, et de les repousser. Mais si elle n’est pas suffisamment forte, le commandant doit marcher avec les étendards vers l’arrière et les hommes de la seconde ligne doivent faire demi-tour, la ligne de bataille faisant alors face aux deux fronts, les soldats seront en mesure de mener l’assaut. Si l’ennemi retraite, un ou deux bandons de l’arrière garde doivent les attaquer. Si l’ennemi se regroupe pour être nombreux, il faut donner l’ordre « Changez de place » [transmuta]. Dans chaque tagma les dekarchs marchent vers l’arrière qui devient le nouveau front. Ils doivent faire passer l’ordre à leurs troupes que personne ne s’avise de passer devant la seconde ligne que se soit pour mener l’assaut et même si la première ligne était mise en déroute.


XIV) Instructions pour les troupes affectées aux embuscades.

Avant tout, l’ordre doit être donnés aux troupes qui tendent les embuscades ou font les raids contre la ligne de bataille ennemie de patrouiller devant afin d’éviter que le détachement ne rencontre une force ennemie inattendue ou que les flancs ou l’arrière ne subissent une embuscade. Fréquemment, l’ennemi aligne ses forces sur deux lignes et, à moins d’une organisation très minutieuse, nos raids contre leur première ligne se solderont par une prise en embuscade de nos troupes par l’ennemi. Par conséquent, si l’ennemi devait se former sur deux lignes, il ne faut pas lancer un raid sur l’arrière de sa première ligne mais contre son flanc (ou aile), ceci, que l’embuscade se déroule contre un seul ou les deux côtés de la ligne ennemie, comme nous l’avons mentionné. Il faut régler l’assaut de la ligne de bataille pour qu’il ne soit lancé ni trop avant l’embuscade, ni trop après. Lorsque les deux lignes sont à deux ou trois distances de flèche l’une de l’autre, alors les détachements affectés à l’embuscade doivent assaillir l’ennemi.

Mais si les hommes ont été correctement formés, comme nous l’avons expliqué auparavant, il n’est pas nécessaire de dépenser du temps à donner ses instructions puisqu’ils seront capables de réagir à toutes les situations qui se présenteront à eux.

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