Les réformes militaires du IVe siècle. Petite synthèse de Damianus
De Constantin (305-337 Ap.J.C.) à Théodose (379-395 Ap.J.C)
Les changements proprement dits.
Constantin développa à son tour l'organisation du Comitatus hérité de Dioclétien et attesté par une loi de 325.
L'armée de manœuvre que représentent les Comitatenses de Constantin est issue des prélèvements
qu'il effectua sur les légions du Limes rhénan à l'occasion de sa marche sur Rome,
lors de la guerre civile qui l'opposa à son rival Maxence, et qui prit fin avec la bataille du pont de Milvius en 312.
Le Comitatus est donc constitué par les vétérans et les meilleurs des fantassins et auxiliaires de ces troupes,
renforcé d'une puissante cavalerie qui tend à supplanter au niveau tactique le corps des troupiers.
Avec la mixité culturelle renforcée en ce IVe siècle, leurs origines sont principalement Celtes, Gauloises et Germaines.
Constantin seul empereur, finit donc d'institutionnaliser le Comitatus.
Son haut commandement est assuré par le maître d'infanterie (Magister Peditum) et
par le maître de cavalerie (magister Equitum) qui ne dépendent ni des vicaires, ni des gouverneurs des provinces
mais de l'empereur lui-même. Ces deux officiers sont secondés à leur tour par un ou plusieurs Comes à autorité martiale
et dont la hiérarchie et les nombreuses compétences sont peu précises et pléthoriques.
Ces Hauts-officiers sont souvent eux-même d'origine barbare et sont aussi les chefs militaires des Protectores Domestici
dont ils sont parfois issus. Les Protectores étaient à l'origine (et comme la racine latine l'indique…)
une garde rapprochée de l'empereur recrutée parmi les fils de l'aristocratie romaine sous lettre de recommandation.
Le statut intermédiaire avant l'entrée au protectorat était d'être membre des 50 candidats,
pépinière pour jeunes élèves-officiers. Les candidats comme les tribuns sont reconnaissables
au Sagum de couleur blanche qu'ils semblent porter en signe de reconnaissance,
si on en croit la Vie de Saint Martin de Tours… Le recrutement s'étendait aussi à la base de l'armée
parmi les grades élevés des légions, centurions, vétérans et légionnaires méritant des cohortes prétoriennes
sans distinction d'origine sociale.
Mais sous Constantin, les cohortes prétoriennes sont dissoutes et viennent renforcer les Comitatenses
sous l'appellation de Scholae Palatinae qui constitueront dorénavant l'élite des armées de manœuvre.
C'est une nouvelle garde impériale de très haut niveau créée en remplacement; commandés par leurs Tribuns
et qui ne quittent jamais l'empereur, le suivent dans tous ses déplacements et dépendent du Magister Officiorum.
(Attention, ce titre n'est pas un grade militaire, nous le verrons les fonctions des bureau impériaux tendent
à se confondre avec l'armée et réciproquement…). Ce sont souvent des cavaliers d'origine germanique
formés en cohortes de 500 hommes et qui portent leurs propre noms d'unités: Scutari, Gentiles, Sagittarii, Armaturae.
Les Gentils et les Scutaires si on en croit Ammien Marcellin constituent quand à eux les unités les plus valeureuses
des Scholes palatines. Enfin, les Protectores domestici, plus proche encore du prince et
dont certains historiens n'hésitent plus à y voir non seulement une garde mais aussi un cercle d'état major
et de conseil militaire, effectuent des missions de police politique sous la tutelle du Comes domesticorum.
Ces différents corps d'armée sont tous mieux équipés, payés et considérés que les légions de couverture aux frontières.
Ces troupes qui n'ont de légion que le nom occupent les castella, castra et burgi des limites et leurs effectifs
oscillent entre 1000 et 1200 hommes par légions, ce sont les Ripenses ou encore Riparienses (les futurs limitanei…).
Les Vexillationes tirées de celles-ci (ce ne sont peut-être pas ici des unités de cavalerie car dans le cas des légions
de couverture aux frontières, les formations de cavalerie sont appelés Cunei. Voir Richardot…) sont basées
un peu en retrait des frontières dans l'intérieur des terres de l'empire, mais leur qualité passe pour médiocre
à la différence des Vexillationes Comitatenses.(détachement de cavalerie propre au Comitatus…)
Leur mission n'est pourtant pas d'arrêter les grands mouvements de troupes ennemis mais d'assurer une garde suffisante
pour décourager les petits raids de pillards, d'assurer une sécurité des voies de communication et de transmettre
les informations stratégiques aux Comitatenses afin d'opérer les mouvements nécessaires pour couper la retraite
aux armées barbares de grande envergure. A l'occasion de grands rassemblements de troupes, ou pour son mérite acquis,
la simple Legio pouvait obtenir le titre de Pseudocomitatus.
La stratégie de barrage en faveur sous le Haut-Empire n'a pas complètement disparue au IVe siècle et
fait son retour à la faveur de certain règnes (Principat de Dioclétien, de Constantin, de Valentinien Ier…)
tandis qu'elle s'accompagne systématiquement à cette époque d'un système de contre-mesure.
Cette stratégie se manifeste par la constitution de nouvelles lignes défensives à l'intérieur des terres
où les villes fortifiées jouent un rôle de premier plan en terme de verrou défensif, de concentration logistique,
de point d'appui en vue d'une offensive importante.
Les troupes à l'enrôlement exponentiel sur le limes sont à chercher chez les fédérés barbares installés
avec autorisation sur les terres impériales en vertu d'un foedus contracté avec l'empereur et qui les obligent
à assurer la défense des frontières et a fournir quand le prince l'exige des recrues. Ce sont ces hommes que
les historiens antiques appellent Lètes (Laeti.). Incorporés dans les troupes romaines,
ils se conforment aux ordres des officiers romains.
Le commandement des légions des frontières reviennent aux Duces et aux Praepositi Limitis Provinciae.
Des Legati Augusti Pro Praetores et Pro Consulares à l'administration civile et militaire des provinces
semblent subsister mais disparaissent dans le courant du règne de Constantin.
Seuls quelques Praesides (gouverneurs de provinces) voyant leurs territoires directement menacés
par le nomadisme et le brigandage comme en Isaurie et en Arabie peuvent contracter un commandement militaire.
Le légionnaire qu'il vienne des Limitanei ou du Comitatus, passe entre 20 à 24 ans de son existence dans l'armée.
De jeune recrue (Tiro), il doit gravir dans l'ordre une série de grades; de Semissalis à Centenarius (Centenier),
commandant de la plus petite unité de troupe, aussi bien au sein du Comitatus que de la légion,
chef de centurie ou plutôt de l'Ordo comme il est plus souvent appelé à l'époque.
Si sous le Haut-Empire le centurion dirigeait à la bataille 80 légionnaires, le centenier semble
diriger une centaine d'hommes parfois plus selon les sources comme dans le Strategikon de
Mauricius (582-602)ou dans "l'abrégé de l'art militaire" de Végèce.(début du Ve siècle).
Mais une partie de ces sources est très postérieur à Constantin et nous décrit l'armée de
l'extrême fin du IVe et du Ve siècle, il faut donc garder quelques réserves.
En sachant cela, le centenier peut rentrer dans la classe des officiers subalternes.
D'abord Ducenarius puis Senator et enfin Primicerius. Il entame alors un second cursus chez
les Protectores Domestici tandis que les fils d'officiers et de notables bien
placés y sont directement inscrits.
De là, il peut accéder rapidement aux grands commandements et devenir officier supérieur
comme Praepositus des frontières,
Préfet de cohorte ou d' Auxilia, Tribun des Scholae. Après Constantin, sous Valentinien,
Valens puis Théodose, les deux grands Magistri (Peditum et Equitum) sont rejoints dans la hiérarchie
par le Comes militaire à autorité régional;les Comites rei militaris. Puis les Magistri
utriusque militiae et les Magistri praesentales prennent
le pas sur les deux grands Magistri en tant que généralissimes à l'image du
Vandale Stilicho, maître de la milice .
La plupart sont d'origine barbare. Pour finir, distinguons encore au sein de la base du corps
de troupe,les unités homonymes Seniores et Juniores subdivision sans doute liée à la date
de la partition de l'empire (sous Jovien peut-être, et plus certainement sous la maison des Valentinien).
Cette donnée souvent controversée est actuellement remise en cause…
Si le manipule évolue et semble être devenu l'équivalant ancien du Contubernum du Haut-empire.
Il se compose effectivement de 11 hommes "combattant main dans la main" ce qui préfigure
d'une disposition en ligne.
Le découpage en cohortes et en ailes reste (environ 500 soldats), ainsi que la présence d'une unité abstraite
dont le nombres de soldats reste imprécis; le numeri, concernant un groupe d'hommes en formation aussi bien
chez les fantassins que dans la cavalerie et qui n'a rien à voir avec le numeri barbare de l'époque d'Hadrien.
Le poids de la cavalerie dans la tactique romaine est considérée comme désormais écrasante.
Malgré tout, si on se réfère aux historiens anciens, c'est l'arme des fantassins qui emporte encore
la victoire sur le champs de bataille. Les grandes unités de cavalerie rassemblées depuis Gallien se sont
constituées en Vexillationes accompagnant les légionnaires des Comitatenses. Les Clibanares (Clibanarii),
Cataphractaires, Sagittaires, Scutaires, et surtout les Auxilia formés de barbares, fantassins et
cavaliers des Cunei (de Cuneus mais ici il faut comprendre le terme comme "escadron d'assaut")
ou simple Equites.
Ainsi donc, entre la fusion progressive des deux ordres (les clarissimes et les anciens perfectissimes,
les éminentissimes nouvelle dénomination des classes sénatoriale et équestre), l'armée romaine se recrute
principalement parmi les colons des grands Latifundium (Praebitio tironum/Aurum tironicum).
Les Citoyens et les paysans des régions aux vertus guerrières comme les Gaulois du Nord, les Illyriens,
les Isauriens sur la base d'un volontariat certes faible à l'époque mais dont les traces subsiste
jusque sous Théodose.
Les fils de vétérans dont une loi de 319 oblige à entrer dans la carrière et les barbares à raison
d'un Feodus contracté.
Après la défaite d'Hadrianopolis en 378, les soldats se recrutent massivement parmi les barbares
installés dans l'empire même, ce qui amorce définitivement le changement de rapport de force
entre le pouvoir central et les nouveaux habitants de l'empire.
Francs, Alamans, Sarmates et Goths se constitueront leurs propres principautés et échapperont
de plus en plus à l'autorité impériale; du moins ils traiteront sur un pied d'égalité.
D'autres sont exemptés ou interdit de service comme les esclaves et les gens de condition inférieure
(dans une certaine mesure…), les Curiales, les colons adscrit à l'extrême fin du IVe siècle,
et les membres des classes supérieurs. Au total, l'armée du IVe siècle dès Constantin atteint
le nombre de 500 000 hommes. Mais il est important pour bien saisir la complexité de la
hiérarchie militaire romaine et de son amalgame avec les hauts postes administratifs de la maison impériale
, de bien identifier les différents organes du pouvoir sous Constantin et la dynastie constantiniennes.
L'administration centrale au IVe siècle.
Avant de rentrer dans le détail de l'administration de la maison impériale rappelons avant tout
les bases du découpage territorial de l'Empire depuis Dioclétien. Depuis les grandes réformes
de cet empereur, l'Empire est divisé en plusieurs grands secteurs géographiques.
Ce sont les grandes préfectures régionales. Sous Constantin, son nombre varie, mais après sa mort,
sous le règne de ses fils, il y a un retour aux trois grandes préfectures du prétoire; Celle des Gaules,
celle d'Italie et celle d'Orient. La préfecture des Gaules concerne les Gaules proprement dites,
la Britannia, les Espagnes et une petites partie des Afriques (l'actuel Maroc). elles-mêmes divisées
en un certain nombre de Diocèses (l'Italie est divisée en deux grand Diocèses, au Nord et au Sud).
A l'intérieur de ces Diocèses une constellation de petites provinces, fastidieuses à énumérer ici.
La préfecture du prétoire d'Italie comprend l'Italie, les reste des Afriques, l'Illyrie et les Pannonies.
Enfin, la préfecture d'Orient débute avec la Grèce jusqu'aux confins orientaux de l'Empire en passant
par l'Egypte et la Libye. Les grandes préfectures sont donc sous l'autorité des Préfets du prétoire
à présent d'origine sénatoriales (clarissimes…) sans doute par Adlectio Inter Consulares.
Mais ceux-ci ont complètement perdu leurs prérogatives militaires. Ils sont responsables
de la justice en grande instance, de l'ordre public et de l'administration locale.
Ils donnent des ordres aux Vicaires et aux gouverneurs des provinces et même aux instances des cités.
Ils s'occupent encore des jeux, des marchés, du Cursus Publicus, de l'enseignement supérieur,
des constructions publiques, gèrent l'annone et l'intendance militaire. Les Diocèses sont eux,
administrés par des hommes de confiance de l'empereur appelés Vicaires, haut fonctionnaires
au moins perfectissimes. Là-aussi, ils ne possèdent aucun commandement armé.
Juristes, bons administrateurs, parfois philosophes, ces hommes sont choisis selon leurs compétences
dans l'entourage de l'empereur. Enfin, les provinces sont administrées par les Praesides
qui donne accès automatiquement au perfectorat, et qui contrôlent les finances, les budgets des cités,
la répartition et la perception des impôts et surveillent les autorités municipales à l'autonomie
moins réduite qu'on ne le croit et à l'influence souvent très forte jusqu'à la cour impériale même.
A l'intérieur de ce macro-système domine la maison impériale avec ses nombreux bureaux,
sa hiérarchie et ses codes hiératiques précurseurs de la cour byzantine. Au plus près du prince,
s'ordonne le Cubiculum (la chambre à coucher) dont le chef est le très intrigant
Praepositus sacri Cubiculi, un eunuque à l'influence toujours grandissante ayant sous ses
ordres le primicerius sacri cubiculi (le primicier de la chambre) chef des domestiques privés de
l'empereur, et le chef de la garde-robe (Sacra Vestis). A l'intérieur même du palais,
l'ordre était maintenu par les trente silentaires que dirigeaient trois décurions.
Les autres services liés à l'intendance et à la bonne marche de la maison impériale
étaient placés sous l'autorité du Castrensis sacri palatii. Comme on peut le remarquer,
beaucoup des noms de ces nombreux domestiques, majors d'hommes, intendants et super intendants
tiennent leur origine du milieu militaire auquel ils n'appartiennent pourtant pas.
Cette mutation s'opère dans tous les organes du pouvoir et cela depuis Dioclétien.
L'organisation militaire devient le modèle de tous les bureaux, de toutes les administrations.
Ainsi, les titres de Primipiles et de Tribun comme le Tribun des notaires rentrent dans le cadre
de l'administration. Autre signe, le Cingulum typique du haut-Empire avec son tablier à pendants
métallique refait son apparition non pas dans l'armée où il a disparu depuis fort longtemps,
mais comme signe distinctif et honorifique des hauts fonctionnaires du IVe siècle.
Le personnel du Cubiculum est essentiellement décoratif, portés sur la personne sacrée de
l'empereur et extrêmement coûteux, ne serait-ce que par son nombre.
De plus, il est le milieu de toutes les intrigues partisanes et de toutes les trahisons.
C'est sans doute de la chambre à coucher que Constantin fut persuadé de l'infamie de sa femme
et d'un de ses fils. Plus tard, Julien baissa considérablement l'effectif de ces domestiques,
barbiers et autres protocolaires qu'il jugeait peu fiable. En vain, le tournant était déjà amorcer
vers la luxueuse étiquette de cour à la Byzantine.
Après le Cubiculum, apparaissent les organes plus directement politiques de l'administration centrale.
Ils sont au nombre de trois: La chancellerie, le consistoire et les grands services.
La chancellerie est gérée par le Quaestor sacri palatii, le questeur du palais, qui comme le
Quaestor principis du Haut-Empire est le porte-parole du Prince et participe à la rédaction des
actes officiels et législatifs, lettres, édits, réponses et adresses diverses.
Il est choisi parmi les hommes de lettres et les juristes. Son travail au quotidien avec l'empereur
lui assure une grande influence sur celui-ci et son conseil avisé est écouté.
Mais le véritable chef de la chancellerie est le Maître des offices, le Magister officiorum
qui fait son entrée sur la scène politique vers 320. Il remplace le Préfet du prétoire au Consistoire,
à la direction des fabriques d'armes (les Fabricae impériales) et au commandement de la nouvelle
garde impériale; les Scholae palatinae. Il contrôle l'ensemble de la haute administration
diocèses et provinces) par les Schola des Agentes in rebus.
Ceux-ci acheminent le courrier et les missives à discrétion, enquêtent sur place dans les provinces,
auprès des gouverneurs et des vicaires. Ils sont encore surnommés Curiosi, "les yeux et les
oreilles du Prince", en d'autres termes; les redoutés services secrets de l'Empire.
Enfin, le Maître des offices dirige les "affaires étrangères", reçoit des ambassades et
possède une juridiction disciplinaire sur les membres du Cubiculum. Le Comes domesticorum se charge
des Protectores Domestici qui de garde impériale devient le vivier des officiers d'état-major.
Indépendamment, le Primicier des notaires dirige au sein de la chancellerie les secrétaires tachygraphes;
les Notarii, très militarisés et sous les ordres d'un certain nombre de Tribuns (les Tribuns des notaires)
qui tiennent les états du personnel; le Laterculum Majus et peuvent recevoir des missions spéciales.
Le Consistoire est formé de membres permanents: Les Comites consistorii, des juristes et des hauts
fonctionnaires auxquels se joignent les chefs de l'administration centrale vue plus haut.
Les grands services correspondent au ministère des finances. Le Comes rerum privatarum,
le comte des biens privés assisté dans les provinces d'autres Comites et de Rationales qui
administrent le Patrimonium, les biens de l'Empire et les biens personnels du souverain,
la Res privata (revenus en espèce et en nature, rentes foncières des terres impériales en location).
Le Comes sacrarum largitionum, le comte des largesses sacrées s'occupe des dépenses du Prince,
les distributions au peuple, les Donativa aux armées, les jeux, les spectacles, les constructions.
Il gère aussi le Fiscus Caesaris pourvu de nouveaux impôts en espèce. Comme les autres il possède
pour l'aider dans sa tâche de nombreux bureaux de notaires et de secrétaires (les Officia).
A coté de ces grands organismes politiques et administratifs, le prince depuis Constantin,
multiplie les titres et les dignités à la hiérarchie et aux pouvoirs étendus.
Ainsi, des compagnons, des amis entretenant des liens d'hommes à hommes rentrent au nombre des Comites.
Une Comitiva accordée par le souverain aussi bien à des civils qu'à des militaires. Selon qu'ils sont
comtes de premier, de deuxième ou de troisième ordre, ils se trouvèrent adjoints aux magistratures
officielles, à des Vicaires et parfois même les remplacèrent comme plus tard le comte d'Afrique et
le comte d'Orient.
Avec le temps, le Comitiva s'institutionnalisa et devint une distinction honorifique accordée en
fin de carrière aux sénateurs des Curies municipales et aux hauts fonctionnaires.
Autre nouveauté datant de Constantin et par la suite très populaire à la fin du IVe et Ve siècle,
les Patrices introduisent une titulature extrêmement flatteuse de parenté fictive avec le prince
au pouvoir occulte considérable, ces conseillers privés de l'Empereur pouvaient être aussi des
militaires ayant sauvé l'Empire d'un danger mortel tel le généralissime Aetius.
Quelques références:
- Atlas des Guerres : Les guerres romaines, d’Adrian Goldsworthy, aux éditions Autrement.
- Les Armes des Romains, de la République à l’Antiquité tardive, de Michel Feugere, collection des Hespérides, édition Errance.
- L’Empire romain en mutation, des sévères à Constantin 192 337 Ap.j.c., de Jean-Michel Carrié et Aline Rousselle, Nouvelle histoire de l’Antiquité tome 10, chez Seuil, Point Histoire.
- Late Roman Infantryman 236-565 AD, de Simon Macdowall et Gerry Embleton chez Osprey Military, série Warrior n°9 .
- Late roman Cavalryman AD 236-565, de Simon Macdowall et Christa Hook chez Osprey military, série Warrior 15
- Histoire générale de l'Empire romain, tome 3, Le Bas-Empire (284-395), de Paul Petit, chez Seuil, Point Histoire.
- Histoire de la Rome antique, les armes et les mots de Lucien Jerphagnon, édition Tallandier.
- La fin de l'armée romaine de Philippe Richardot, édition économica.
- Décadence romaine ou antiquité tardive IIIe-IVe siècle de Henri Irénée Marrou, chez Seuil, point Histoire.
- Empereur et sénateur, une histoire politique de l'Empire romain Ier-IVe siècle, de Yves Roman, chez Fayard.
- Pouvoir et persuasion dans l'antiquité tardive, vers un empire chrétien, de Peter Brown, chez Seuil, point Histoire.
- Vie de saint Martin de tours.
- De rei militaris de Végèce.
- Histoire d'Ammien Marcellin.
- Getica de Jordanès.